Si la température du globe augmente de 2°C, le monde rencontrera des effets irréversibles sur son écosystème. Ce qui entraînera une diminution de la productivité. Les secteurs les plus exposés seront : l’agriculture, la construction et le secteur de l’énergie. Mais quelles seront les lourdes conséquences sur l’emploi ?

L’agriculture

Selon l’OIT ou Organisation Internationale du Travail, environ 120 millions d’emplois risques d’être détruits d’ici 2030. En effet, en Asie et en Afrique, l’agriculture emploie des travailleurs dans les champs. Le stress thermique dû au réchauffement causera la diminution d’heures totales de travail de 2,2%, calculé sur une base mondiale. Dans le sud de l’Asie et l’Ouest de l’Afrique, 5% d’heures de travail seraient perdus d’ici 2030. Le corps humain ne peut supporter une température de plus de 35°C sans subir un dommage physiologique. C’est pour cette raison que certaines zones agricoles deviendront improductives, ce qui entraînera, sans doute, la pauvreté et l’exode de millions de personnes. Qui dit perte d’emplois dit perte économique ; à l’échelle internationale, cette perte se traduit par une somme approximative de 2,400 milliards de dollars. Ce chiffre représente 60% de l’économie mondiale.

La construction

En 1995, le total des heures de travail perdues dans le domaine de la construction s’évaluait à 6%. En 2030, ce pourcentage connaîtra une hausse de 13% soit 19% de perte d’heures de travail au niveau mondial. Ce qui se traduira par un pourcentage de 19% de perte économique mondiale. Les zones les plus touchées par le stress thermique étroitement lié au secteur de la construction sont :

  • L’Amérique du Nord
  • L’Europe occidentale, du Nord et du Sud
  • Les pays arabes

Le secteur énergétique

Outre l’agriculture et la construction, l’extraction pétrolière ainsi que le raffinage se verra détruire autour de 2 millions d’emplois. Notamment, en Afrique et au Moyen-Orient, qui seront dans l’obligation de muter leurs ressources énergétiques. Le réchauffement climatique détruira, certes, des emplois mais cela permettra de créer des emplois dans ce secteur.

Selon l’OIT toujours, d’ici 2030, la mise en place d’un développement durable grâce aux énergies renouvelables aura pour effet de créer 24 millions d’emplois. Les véhicules électriques et l’efficacité énergétique joueront également un rôle dans cette création d’emplois. Cela comblerait déjà 6 millions d’emplois détruits dans d’autres secteurs. L’OIT estime que sur 163 secteurs économiques seuls 14 secteurs seront impactés par le réchauffement climatique.

Les solutions possibles

Pour prévenir les risques de non-productivité, l’OIT conseille la création d’infrastructures qui seraient plus adéquates à notre climat actuel. Et également des systèmes permettant d’alerter préalablement les périodes de canicule.

Le dialogue social est aussi important pour établir une collaboration entre le gouvernement et les organisations de travailleurs. Ceci permettrait de mettre en exécution des conventions collectives pour mieux gérer le stress thermique au travail. Et de profiter d’un système adapté aux besoins spécifiques de chaque lieu de travail.

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